Mobile UX & Conception

Quels aspects technologiques et légaux respecter pour développer son application mobile en 2021 ?

by Nicolas Sibut 25 mai 2021

Les plateformes mobiles s’adaptent rapidement et proposent à la fois des technologies innovantes (IA, capteurs biométriques, paiement, dark mode…) et des privacy de plus en plus contraignantes. Ces changements rapides et constants ne sont pas sans conséquences sur les méthodes et outils pour concevoir une app mobile. Mais à quelles nouvelles contraintes légales et règlementaires s’attendre ? Comment orienter le produit dans la direction des leaders du marché et rechallenger intelligemment ses choix ? C’est ce que nous allons découvrir ensemble !

Les aspects technologiques

Comme les spécificités UX des mobiles, il y a aussi des spécificités technologiques à considérer, notamment au niveau du développement de son app.

Un rythme contraint

Lorsqu’on développe une application mobile, on travaille sur un rythme contraint car tous les ans a lieu une mise à jour majeure des systèmes d’exploitation chez Apple et chez Google : évolution de la compatibilité, mise à niveau d’outils et frameworks… De plus, de nombreuses évolutions d’applications vont être faites. En effet, de nouvelles générations de smartphones sortent tous les ans et chaque nouvelle gamme dispose de nouveaux capteurs. Il faut donc faire évoluer son app en conséquence.

Plusieurs manières de développer une application

Il y a deux manières principales pour développer une application :

  • la première est le développement natif (utiliser outils et langages que nous fournissent les éditeurs). L’avantage est le fait d’avoir les meilleurs supports et les meilleures performances. Toutefois, il nécessite deux bases de code, ce qui est relativement coûteux.
  • La deuxième manière est le XPF, il propose de développer des applications en utilisant des outils et des langages alternatifs. Il permet de mutualiser le code. Depuis 4-5 ans, les frameworks XPS produisent des apps au rendu natif (pas ou très peu de dégradation UX/performance) grâce notamment aux technos telles que React Native et Flutter pour un coût et un temps de développement moins important.

Nos recommandations

  • La première est de bien choisir sa technologie de départ. Ce choix varie en fonction du contexte et des contraintes (coût, utilisation du hardware, gestion des tâches de fond…). Le XPF peut être intéressant dans le cas d’une refonte globale (web + apps) notamment.
  • La deuxième est d’évaluer et maîtriser sa dette technique. La dette technique est l’écart entre son code et l’état de l’art. Il faut impérativement garder une maîtrise de sa dette technique, sous peine d’impacter votre business : vélocité de l’équipe de développement de plus en plus faible, délais de corrections impossibles à tenir, turnover important des équipes…
  • La dernière est de s’industrialiser pendant les phases de développement et de production : testing, intégration continue, monitoring… Il est également important de s’outiller au même niveau que le web et d’harmoniser les choix entre iOS et Android.

Pour aller plus loin

Comment déployer efficacement ses applications mobiles ?

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Les aspects légaux

Les aspects légaux, ce sont toutes les règles et contraintes légales à prévoir.

Des contraintes réglementaires

La première est la contrainte réglementaire RGPD. Le règlement général pour la protection des données personnelles (RGPD) permet de garantir les droits des utilisateurs à l’égard du traitement de leurs données collectées.

Il existe quatre points principaux à prendre en considération :

  • informer l’utilisateur ;
  • obtenir le consentement de l’utilisateur avant de collecter les données, par un acte volontaire et positif ;
  • ne collecter que les données nécessaires à la réalisation du service attendu ;
  • informer clairement l’utilisateur de l’appli sur ses droits et la manière de les exercer.

Il y a également différentes parties réglementaires en fonction des usages que l’on fait. Par exemple, lorsque l’on souhaite utiliser l’application pour faire du paiement, le 3DSecure qui est un protocole de sécurité visant à prévenir la fraude dans le cas de transactions en ligne intervient. Le principe est d’authentifier le payeur pour s’assurer que l’auteur de l’achat est bien le possesseur de la carte. Pour ce faire, la réglementation a imposé aux banques de mettre à jour les applications pour qu’elles soient en mesure de proposer une authentification biométrique ou à double facteur. Ces protocoles de sécurité évoluent avec le temps et imposeront de mettre à jour leurs applications pour les paiements.

Des contraintes à prévoir

Le deuxième type de contrainte est celles qui sont à prévoir. Deux sont identifiées :

  • l’accessibilité : permettre au plus grand nombre d’utilisateurs d’avoir accès au service et notamment aux utilisateurs qui ont des déficiences (visuelles ou auditives). Il n’y a pas encore de réelles règles d’accessibilité en ce qui concerne les applications mobiles en France et en Europe pour l’instant. En revanche, certains signaux nous portent à croire que cela va évoluer ces prochaines années.
  • Le numérique : le numérique représente 4% des émissions de CO² dans le monde ce qui équivaut à quatre fois l’émission de la France. L’enjeu environnemental et sociétal qui se joue est capital. Par ailleurs, avec la prise de conscience massive des entreprises pour la protection de l’environnement (RSE), de nombreuses initiatives sont prises bien que pour l’instant il n’y ait pas de contraintes réglementaires sur le sujet au niveau des applications mobiles. Néanmoins, il existe des outils pour mesurer l’empreinte carbone et la consommation de ressources d’une application, ce qui peut, au vue de la prise de conscience collective, être un vrai avantage commercial et concurrentiel.

Nos recommandations

Il faut impérativement prendre en compte dès le début de la conception ces contraintes légales. Tout simplement car il est plus facile d’intégrer dès le départ les éléments d’accessibilité et penser son parcours utilisateur pour qu’il soit des plus optimales. Ensuite, il faut être à jour et maintenir un avantage concurrentiel. Enfin, il faut anticiper les futures réglementations. Toutefois, il vaut mieux s’y préparer maintenant.

En conclusion

Une application mobile doit être non seulement pensée et réfléchie en amont mais doit être également mise à jour, il faut continuer à la faire vivre. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à nous contacter, et à profiter de notre expertise en “Application mobile native”.

Pour aller plus loin

Mobile : ce qui va changer en 2021

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Nicolas Sibut

Nicolas Sibut

Directeur de projets chez Kaliop

Nicolas accompagne ses clients dans le but de mener à bien leurs projets digitaux. Fort de 4 années d'expérience passées chez Backelite il est particulièrement sensible aux enjeux et problématiques liés aux applications mobiles.

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