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Intégrer le Product Design au cœur des Digital Factories : un choix stratégique

Romain Lemaire

Séléna Mihoub
Publié le 31 janvier 2022
En plus d’être l’une des plus grosses cibles des fraudeurs en ligne, le monde du luxe a subi une forte baisse en termes de CA durant la pandémie de Covid-19. Les solutions et agences spécialisées ne manquent pas à l’appel pour tenter de limiter au maximum ce phénomène notamment lié au darkweb.
Le parcours d’achat dans le secteur luxe est tout particulier puisque toutes les phases sont d’une importance capitale :
La clientèle chinoise, dont nous vous parlions lors d’un précédent article, est de loin la plus dominante. Selon le blog d’Univers Retail : “d’ici 2025, 74% de la croissance du marché du luxe sera portée par la population chinoise, dont 50% réalisés dans leur pays, et non à l’étranger”.
Avec la crise, le secteur du luxe, où tout se joue en physique, a dû aussi s’adapter. L’e-commerce s’est donc avéré être un élément limitant les pots cassés de l’absence des magasins. Live-selling et autres techniques de ventes innovantes ont été mises en place pour garder cette proximité avec le client qu’on ne connaissait jusqu’à lors que dans les boutiques. Et malheureusement, la fraude y a aussi trouvé sa place. Les hackers du darkweb achètent des cartes bancaires volées, se créent de fausses identités et c’est le drame, le vol s’opère en masse.
Dans le monde du paiement, ces fausses identités s’appellent des identités synthétiques. Ils ont tout prévu, jusqu’à l’adresse IP. Il est très difficile d’identifier qui est derrière telle ou telle fraude, mais des recherches poussées sont de plus en plus de mise pour trouver ces fraudeurs du web.
Par exemple, si on trouve un acheteur suspect selon certains critères (adresse IP, adresse mail active depuis très peu de temps, identité inconnue…) les banques européennes peuvent refuser le paiement.
Certains de ces critères sont automatiques, d’autres nécessitent des interventions humaines. Tous ces critères donnent un score. Par exemple, si le score sur 500 d’un achat remonté comme suspect est de 10, le paiement pourra passer.
En revanche, si le score est de 395, il sera considéré comme dangereux, et des recherches poussées seront effectuées. Elles sont destinées à récupérer les données comportementales du consommateur digital. Cela peut passer par l’adresse mail : depuis quand est-elle active ? est-elle souvent utilisée ? est-elle connue ? Les noms et prénoms, représentent-ils de vraies personnes ? Ont-elles déclaré récemment un vol ? Sont-elles des habituées des achats de luxe ?
Bref, tous les moyens sont mis en œuvre pour traquer et éviter les paiements frauduleux. Le darkweb reste tout de même très à l’affût des évolutions et innove tout autant que les acteurs qui luttent contre le vol en ligne.
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Romain Lemaire