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DevOps Experience Conf' 2026 : 6 enseignements clés sur la maîtrise des infrastructures

Marie-Pierre Goetz

Gilles Guirand
Publié le 26 novembre 2024
Vous souhaitez remplacer votre legacy et vous tourner vers l’architecture composable ?
Cette approche apporte de nombreux avantages pour obtenir une architecture IT moderne et totalement adaptée à vos besoins. Toutefois, ce changement présente quelques contraintes, car il implique aussi un changement dans la manière de travailler.
Pour migrer vers une architecture composable, il faut tout d’abord faire le point sur votre architecture actuelle : lire l’article « Moderniser son architecture IT : quelles options pour transformer son legacy ? »
Puis, suivre une méthodologie spécifique que nous vous présentons avec une étude de cas centrée sur un site e-commerce. Enfin, nous vous donnons les bonnes pratiques à mettre en place et gérer ce type de système.
Re-développer votre legacy en choisissant une architecture composable permet de sortir de la vision monolithique des outils IT. En effet, le modèle traditionnel du monolithe se présente sous forme d’un bloc qui réunit des applications métiers différentes. Celles-ci sont généralement intégrées sous forme de plug-ins. Si ces derniers permettent d’exécuter différents besoins métiers, leur intégration ne suffit pas toujours à répondre à tous les besoins.
Une architecture composable se présente différemment. Elle utilise des fonctionnalités matérialisées par des composants individuels qui opèrent indépendamment. Cela offre davantage de souplesse, car vous pouvez travailler uniquement sur l’un des composants sans que cela impacte le reste de l’architecture.
La plateforme présente une expérience client optimale qui ne laisse apparaître aucune couture. Le back for front sert à faire la liaison entre celle-ci et les différents outils métiers, tels qu’un CRM, un PIM ou OMS en faisant remonter les informations nécessaires au bon moment.
Ainsi, passer à une architecture composable offre la possibilité de :
Toutefois, adopter ce type d’architecture nécessite de s’adapter. Les méthodes de travail sont très différentes par rapport à un monolithe. Cela implique de se baser sur le cloud pour assurer la scalabilité de la plateforme et de travailler avec des outils tels que :
Il est indispensable d’utiliser l’API first pour respecter le headless avec :
De plus, il faut mener un changement de culture qui nécessite :
Avant de migrer vers une architecture composable, il est nécessaire de bien connaître votre architecture IT. Cela implique de savoir précisément ce que fait votre legacy :
Imaginons le scénario suivant avec la migration d’un site e-commerce. Celui-ci possède un legacy tout-en-un. Cette entreprise e-commerce fusionne avec une autre entreprise. Cette dernière a elle aussi un legacy. Il est impossible de fusionner ces deux architectures. La décision est alors prise de migrer le site e-commerce vers une architecture composable.
Pour réussir cette migration, il convient de suivre différentes étapes.
Cela peut prendre un peu de temps de s’habituer au fonctionnement d’un CMS headless. En effet, celui-ci est très différent de celui d’un CMS traditionnel. Un CMS headless n’a pas de lien fort avec le menu de navigation. La gestion du contenu est indépendante de l’arborescence. Les différents contenus peuvent être des titres, des images, des textes, qui sont empilables.
Ainsi, pour faire apparaître un contenu sur une page produit, il faut :
Pour intégrer un PIM, la cible est :
Cependant, il est possible de proposer une étape de transition. Elle permet de prévoir l’arrivée plus tardive du PIM. Pour cela, la démarche est la suivante :
Le legacy est donc utilisé comme un outil headless de transition en étant coupé du front office. Par la suite, le PIM pourra remplacer le legacy sans impacter le développement front.
Il existe deux options possibles.
Dans le premier cas, le “branchement” du legacy se fait au niveau de l’URL. L’intégralité du site est, par défaut, servie par le legacy. Quand une section du site est gérée par la nouvelle architecture, on peut y rediriger le trafic en se basant sur l’URL. Par exemple, toutes les URLs en …./product_detail/… seront déconnectées du legacy.
Cependant, il y a différentes problématiques à anticiper :
La seconde méthode repose sur l’insertion de composants dans la page issue de la nouvelle architecture. C’est par un appel Javascript initié dans le legacy qu’un nouveau contenu va s’ajouter dans la page (carrousel, contenu éditorial, nouveau moyen de paiement, etc.). Là encore, certaines problématiques sont à anticiper :
Voici quelques conseils pour vous aider à préparer votre migration vers une architecture composable.
Il est important de prévoir certains points, mais cela implique également de vous adapter en acceptant les imprévus :
Vous vous poserez les questions suivantes :
Si l’architecture composable est tout ou partie nouvelle pour vous, mettez-la en pratique avant de commencer le travail de développement :
Vous devez également mettre en place le déploiement en continu pour éviter tout blocage :
Passer à une architecture composable ne doit pas être envisagé comme une simple évolution technologique. Elle doit aussi être anticipée de manière à accepter le changement. Son utilisation diffère beaucoup de celle d’un CMS classique. Il faut donc un temps d’adaptation avant d’en accueillir les bénéfices.
N’hésitez pas à vous entourer de personnes ayant la connaissance et l’expertise nécessaire pour vous accompagner dans la migration de votre architecture composable. Pour cela, vous pouvez contacter Kaliop.
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Marie-Pierre Goetz